Depuis 2017, dans le cadre d’un projet financé sur fonds propres, sur fonds FEDER puis sur fonds vert (projet ReMiNat), l’Université de La Réunion et la parc national de La Réunion ont mené des travaux afin de lutter contre le psylle du Tamarin des Hauts et contribuer à la préservation des tamarinaies de La Réunion.
Le Tamarin des Hauts est un arbre strictement endémique de La Réunion, présent entre 1 200 et 2 600 mètres d’altitude. Espèce emblématique de l’île, il présente un fort intérêt patrimonial, écologique et économique.
Un petit ravageur aux grandes conséquences
Le psylle (Acizzia uncatoides) est un insecte piqueur-suceur de seulement 1,5 à 3 mm, aujourd’hui détecté dans l’ensemble des tamarinaies suivies sur l’île. En l’absence de prédateur naturel suffisamment efficace à La Réunion, ses pullulations entraînent une importante ponction de sève, provoquant un stress pour l’arbre, des défoliations et une perte de capacité photosynthétique. La répétition des attaques conduise progressivement à la mortalité des arbres. Dans les tamarinaies suivies au Maïdo, la mortalité observée atteint en moyenne 50 %.
La lutte biologique comme solution
Depuis 2016, des recherches sont menées afin d’étudier une stratégie de lutte biologique reposant sur l’utilisation d’auxiliaires naturels du psylle. Deux organismes sont notamment étudiés : la coccinelle prédatrice Harmonia conformis et un micro-hyménoptère parasitoïde du genre Psyllaephagus, spécialisé dans les psylles du genre Acizzia.
Ces travaux s’appuient sur un protocole scientifique et un cadre réglementaire stricts afin de garantir l’efficacité de la méthode et de prévenir tout risque pour l’environnement, la population et les activités économiques.
Sous réserve de l’obtention de l’ensemble des autorisations nécessaires, un lâcher d’auxiliaires pourrait être envisagé dès la fin de l’année 2026.
Pour en savoir plus, téléchargez le document de sensibilisation consacré à la lutte biologique contre le psylle du Tamarin des Hauts en cliquant ici.
