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3 septembre 2018 imprimer imprimer ]

Appel à la mobilisation

La Réunion, un hotspot de biodiversité en danger

En raison de leur richesse en espèces endémiques en danger, les îles du sud-ouest de l’océan Indien, comprenant Madagascar, l’île Maurice, les Comores, l’île de La Réunion et les Seychelles, sont classées parmi les 35 hotspots de biodiversité planétaire.

À La Réunion, 30 % des habitats naturels d’origine de l’île sont encore présents et inclus depuis 2007 dans le cœur du Parc National. De par son insularité et l’endémisme élevé de sa faune et de sa flore, l’île est particulièrement sensible aux invasions biologiques : les espèces invasives y sont devenues la première cause de perte de la biodiversité, comme dans de nombreuses autres îles océaniques.

Des invasions biologiques en progression

On dénombre à La Réunion plus de 2 000 espèces végétales introduites, dont 131 étaient considérées comme envahissantes en 2016. À côté, seules 848 espèces de flore vasculaire sont indigènes.

Pour la faune, en dehors des insectes et des mollusques, La Réunion compte 48 espèces indigènes contre 70 espèces introduites, déjà présentes dans les milieux naturels et urbains. Parmi ces espèces exotiques, 14 espèces sont considérées comme envahissantes en 2016.

Les espèces exotiques envahissantes représentent une forte menace pour les milieux naturels et les espèces indigènes qui y vivent. En s’accaparant une part trop importante des ressources disponibles ou en se nourrissant directement des espèces indigènes, les espèces invasives sont à l’origine de la disparition progressive des milieux naturels dans le monde.

Une prise de conscience et un engagement dans la lutte

La prise de consciences de l’impact des espèces invasives a fait émergé, au début des années 1980, une volonté politique forte de s’attaquer à ce fléau. C’est dans cette dynamique que de nombreuses actions ont été menées depuis une trentaine d’années, tant dans le domaine de la recherche scientifique que dans les opérations de lutte active sur le terrain.

La lutte contre les espèces exotiques envahissantes a ainsi été identifiée comme l’action prioritaire à mettre en œuvre pour assurer l’intégrité du bien « Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion », inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010. Cependant, malgré les efforts consentis, la note de conservation du bien a été rétrogradée en 2017 par l’IUCN, du fait des espèces exotiques envahissantes.

Une solution : la mobilisation de tous

Le constat aujourd’hui est sans appel : seule une mise en œuvre ambitieuse, rapide et concertée, à l’échelle locale et nationale, de la stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, serait en mesure de freiner l’expansion des invasions biologiques sur l’île de La Réunion.

Concernant la sauvegarde des habitats naturels de La Réunion, la menace est telle qu’une mobilisation massive de la société réunionnaise dans son ensemble et dans toutes ses compétences est la seule voie possible !