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8 janvier 2019 imprimer imprimer ]

Détection en milieu naturel d’une nouvelle liane à fort potentiel invasif pour l’île de La Réunion : Entada rheedii

La liane Entada rheedii est largement distribuée dans les pays de l’océan Indien, où elle se retrouve sur les zones proches de l’océan, le long des plages, sur les côtes et sur les berges de rivières. Considérée comme indigène à Mayotte, cette liane présente néanmoins un comportement invasif pouvant causer l’effondrement de la canopée dans les massifs forestiers, où elle impacterait, en outre, la régénération et la structure des écosystèmes.

Début 2018, sur la commune de Saint-Denis, un secteur enliané très dense a été observé, étouffant littéralement la végétation et le sous-bois : Entada rheedii est arrivée à La Réunion. Objet de curiosité pour certains, possédant des vertus magiques pour d’autres, la liane Entada rheedii semble avoir été introduite par l’intermédiaire d’une graine perdue ou jetée qui aurait germé. Cette hypothèse est la plus plausible, notamment de par la proximité de la station à un sentier tout proche de l’urbanisation.

Au regard du pouvoir invasif connu de l’espèce, il a été préconisé de programmer une intervention de lutte, tant que le foyer d’invasion est circonscrit et que l’espèce ne semble pas montrer de signes reproductifs. Une histoire à suivre !

[Complément du 08/01/2019] Suite à la détection précoce d’Entada rheedii, le Parc National de La Réunion, l’AVE2M et le Conseil Général de La Réunion se sont rapidement mobilisés afin d’éradiquer la station observée sur la commune de Saint-Denis. Après un premier repérage sur site, les semenciers d’Entada rheedii ont été balisés. Le 13 décembre 2018, un chantier de lutte a été organisé et a permis la coupe de 3 semenciers. Quelques jours plus tard, l’équipe est retournée sur le terrain pour récolter les dernières semences encore présentes. Une germination a d’ailleurs été observée, ce qui souligne l’importance de la récolte des semences après un chantier de lutte pour s’assurer de l’efficacité à long terme de l’action. La prochaine étape consiste à réaliser un suivi du chantier sous un à deux mois, afin d’en constater l’efficacité.

Voir en ligne : Notes d’observation de Augros (2018), publiées dans le volume 9 des Carnets scientifiques de l’océan Indien occidental


Documents à télécharger
 190111_JIR_Un alien dans la Ravine du Chaudron (PDF – 8.7 Mo)
Article du JIR du 11 janvier 2019