rss F
Accueil du site > GEIR > L’impact à la Réunion > L’impact à La Réunion

2 mai 2012 imprimer imprimer ]

L’impact à La Réunion

A La Réunion où 30% des habitats d’origine sont encore présents et inclus depuis 2007 dans le coeur du Parc National, les espèces invasives sont devenues la première cause de perte de biodiversité. De par son insularité et l’endémisme élevé de sa faune et de sa flore, l’île de La Réunion est particulièrement sensible aux invasions biologiques.

On compte à La Réunion plus de 2000 espèces végétales introduites dont 151 sont actuellement considérées comme envahissantes, soit plus de 7% (chiffre à comparer aux 848 espèces indigènes de la flore vasculaire connue). Ces invasions ont également un impact fort sur les paysages.

Pour la faune (hors insectes et mollusques), La Réunion compte 48 espèces indigènes contre 70 introduites déjà présentes dans les milieux naturels et urbains, dont 11 espèces (soit 15%) sont connues pour être actuellement envahissantes.

La prise de conscience de l’impact des espèces envahissantes (ou espèces invasives) à La Réunion, a fait émerger, au début des années 80, une volonté politique forte de s’attaquer à ce fléau. De nombreuses actions ont été menées ces vingt dernières années, tant dans le domaine de la recherche scientifique que dans les opérations de lutte active sur le terrain par divers organismes.

La lutte contre les espèces exotiques envahissantes a été identifiée comme étant l’action prioritaire à mettre en œuvre pour assurer l’intégrité du bien, par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco lors du classement du site « Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion » en juillet 2010 à Brasilia – cet aspect sera réexaminé en février 2013 par le comité.

La lutte contre les espèces invasives est donc une priorité pour la sauvegarde des habitats naturels de La Réunion et le maintien de son classement au Patrimoine Mondial de l’Unesco.


  • Friche agricole envahie par le Galabert (S. BARET)